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Une invitation à parcourir l’histoire de la chevelure au cinéma, à travers de nombreuses figures de stars. Brunes, Blondes … et Rousses. Les cinéastes, grands pourvoyeurs d’imaginaire, façonnent les actrices, et inventent des styles qui guideront la mode de générations entières. Les cheveux courts dans les années 20 (Louise Brooks, Clara Bow), les chevelures platinées dans les années 30 (Jean Harlow), les longues mèches ondulantes dans les années 40 (Veronika Lake), les coiffures lâchées à la Brigitte Bardot dans les années 50, les coupes androgynes à la Jean Seberg dans les années 60… Chaque aire de civilisation (la Méditerranée, les pays nordiques, l’Asie, l’Afrique, les pays arabes, l’Inde) développe sa propre poétique cinématographique de la chevelure féminine, reflet de son identité culturelle, religieuse et artistique. L’exposition jouera de transversalité et donnera à penser l’histoire du 7ème art dans ses interactions avec d’autres arts. Car le cinéma ne s’est jamais privé de déployer dans la durée la gestuelle liée à la chevelure, dont les peintres ou sculpteurs ont immortalisé la grâce. De nombreux extraits de films jalonneront le parcours au côté d’oeuvres picturales uniques de Picasso, Rodin, Andy Warhol ou encore Man Ray et Cyndi Sherman. L’exposition montrera également que loin d’être seulement un motif visuel, la chevelure féminine est au coeur de quelques scénarios majeurs du cinéma : le scénario des rivales (Les Hommes préfèrent les blondes d’Howard Hawks, Mulholland Drive de David Lynch), le scénario du changement d’identité ( Pas de printemps pour Marnie d’Alfred Hitchcock, 8 et demi de Fellini), le scénario du fétichisme et des reliques ( La Nuit du chasseur de Charles Laughton, L’Atalante de Jean Vigo), le scénario du sacrifice (Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, Edward aux mains d’argent de Tim Burton). Toutes ces oeuvres – et beaucoup d’autres - seront également à voir ou à revoir dans leur intégralité dans les salles de cinéma de la Cinémathèque.
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