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F. Mazeau, coiffeur

François MAZEAU

François Mazeau, coiffeurA l’heure où la coiffure s’affirme comme le premier partenaire de la mode, non plus un faire-valoir, elle définit en effet aussi bien le style qu’un vêtement, et peut même intervertir les rôles : la coiffure imposera le vêtement, plus que le vêtement la coiffure…Ce qui est logique.

La coiffure c’est VOTRE personnalité, c’est VOUS ! Les vêtements seront dans la mouvance exacte de votre divine chevelure, et seront alors votre faire–valoir.

François MAZEAU est un fervent défenseur de son métier, et de l’infinité de ses aspects.

A découvrir avec l’extrême technicité des produits que la science met aux services des coiffeurs à notre époque.  Son père était déjà coiffeur, meilleur ouvrier de France. Un métier transmis de père en fils.

A seize ans donc François décide de suivre un chemin déjà tracé, mais avec  toutes les nouvelles possibilités qui s’offre maintenant au métier de coiffeur : l’ouverture vers la mode et aussi vers la création artistique. Il commence à apprendre le métier chez Monsieur Scafarto, et ce qui motive le plus François, c’est l’aspect artistique du métier, c'est-à-dire les shows. Après son apprentissage chez Monsieur Scafarto, François fait des stages chez Formulaa, enseignement à tendance anglo-saxonne, stages qualifiés haut de gamme dans le métier.

Après ce parcours, François intègre l’équipe artistique de Schwarzkopf, shows et démonstrations diverses, pour ensuite rejoindre l’équipe de Wella, où il est encore actuellement. En parallèle, il s’investit à la Haute Coiffure Française (déjà à 27 ans) – Et actuellement à Intercoiffure France, en tant que Directeur Artistique.

François Mazeau a son propre salon à Vincennes.

Si nous lui demandons de parler de la coiffure, il nous dira, qu’il a le métier dans les gènes, et que l’aspect artistique  emmène la coiffure à la hauteur d’un art d’avant-garde et aussi hautement professionnel et indispensable à l’esthétique que la mode. La coiffure est la mode en soi… Elle met en valeur la beauté du visage, en impose la forme,  son encadrement et aussi son éventuel style. Style allant de pair ensuite avec la mode.

La coiffure est éphémère, ce qui fait sa beauté,  mais "l’art qui n’est pas dans le présent, ne le sera jamais"… disait Picasso.

Ses projets ?

Monter un autre salon. Formateur émérite, François trouve dommage en effet d’enseigner et de laisser partir les futurs talents…Donc s’agrandir permettrait de pouvoir offrir à ces jeunes talentueux une ouverture, tout en restant proches et dans l’esprit de la maison. Mais la curiosité doit, elle, rester ouverte, universelle, comme pour tout art. Et se tourner vers l’extérieur.

Votre conclusion philosophique, François ?

Gardons l’espoir intact pour la coiffure, un métier de passion et passionnant, et j’espère que dans cette toute nouvelle conjoncture, des possibilités vont s’ouvrir pour les coiffeurs. Nous,  qui dispensons la quintessence de l’éphémère, nous serons toujours associés à l’air du temps, symbole même de l’éphémère !

Propos recueillis par Laure Lagrange.

 

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